mercredi 23 octobre 2024

Prends ta caravane et suis les...

Été 2022, peur sur la ville. Tellement de peur et de suspicion sur nos pauvres petits réseaux sociaux de Varces-Allières-et-Risset. Depuis l'arrivée dimanche dernier, d'un groupe de voyageurs, tout ce qui arrive dans la commune semble être de leur faute. C'est tellement pratique. La peur des gitans est toujours bien ancrée dans nos sociétés et certainement à l'origine de tous ces propos déplacés. Pourquoi ne pas profiter de leur présence dans notre village, pour raconter leur histoire à nos enfants, de leur origine en Inde jusqu'à nos jours, de leur parler de Charlie Chaplin, Stephan Eicher ou encore des Gipsy Kings. Leur dire qu'ils furent les premiers à disparaitre dans les camps de concentration, et enfin apprendre la tolérance à nos enfants. Ce post de groupe Facebook me valut beaucoup de réactions négatives, que j'ai oubliées sauf une : " Prends ta caravane et suis les " Chiche !

vendredi 10 août 2018

Médicaments anti Alzheimer : la double peine

Que fait une pharmacienne en vacances ?

Elle entre chez des confrères car forcément elle a oublié quelque chose de super important dans sa trousse d'urgence...
C'est ainsi que je me suis retrouvée dans la file d'attente d'une pharmacie de Saint-Lô, derrière un patient âgé auquel le pharmacien expliquait que "le médicament pour la mémoire" n'était plus remboursé depuis le 1er août 2018.
Je suis devenue ce patient pendant quelques instants et j'ai ressenti la cruauté de cette mesure de déremboursement.
La double peine :
- il n'existe pas de traitement efficace à 100%.
- il faut maintenant payer le médicament car le médecin maintient la prescription.

La Fédération des centres mémoire, La Fédération française de neurologie, la Société française de neurologie, la Société française de gériatrie et de gérontologie, et la Société Francophone de psycho-gériatrie et  psychiatrie de la personne âgée, déclaraient dans un communiqué en mai 2018 : "Selon plusieurs méta-analyses, les médicaments symptomatiques qui pourraient ne plus être remboursés demain, ont prouvé leur efficacité sur la cognition dans la maladie d'Alzheimer et la maladie à corps de Lewy"






dimanche 8 janvier 2017

De l'Escadrille des Cigognes à France d'abord



De l’escadrille des cigognes jusqu’aux FTP, le parcours d’un homme d’honneur


Julien Combes, le cousin germain de Marie Clément l'arrière grand-mère de mon mari, nait le 9 mars 1894 à Ain Beida, en Algérie où son père est juge de Paix.






Ain Beida, Algérie



Elève ingénieur des Arts et Métiers, son dossier militaire nous révèle qu’il obtient un sursis d’incorporation en 1914, certainement en raison de ses études. Il est finalement incorporé à compter du 18 septembre 1914, à la 21ème section d’infirmiers militaires de Constantine qu’il rejoint le 1er février 1915.






Une promotion des Arts et Métiers d'Aix en Provence







Les infirmiers sont recrutés parmi les soldats sachant lire et écrire et n’ayant subi aucune condamnation. L’instruction technique des infirmiers des SIM est à la fois théorique et pratique. Elle est donnée avec l’instruction professionnelle (peloton d’instruction) et concerne plus particulièrement la 2ème partie du manuel relative à la tenue des cahiers de visite et à l’établissement des bons et des relevés des prescriptions, à l’hygiène hospitalière, à l’asepsie et à l’antisepsie, à la petite chirurgie, à l’hydrothérapie et aux bandages.


Julien est blessé le 8 août 1915 à la jambe – blessure superficielle à la jambe gauche par éclat d’obus ; il est évacué le jour même. Réformé temporairement le 15 septembre 1915 pour une tuberculose pulmonaire, il se retire à Sedrata, en Algérie. Reconnu apte au service armé par la commission de réforme de Constantine le 15 décembre 1915, il réintègre la 21ème SIM le 28 décembre 1915 puis la 25ème SIM basée à Tunis, le 10 février 1916.






Marseille



Dirigé en renfort vers la métropole, il embarque pour Marseille, le 27 juillet 1916. Il se retrouve alors affecté à la 15ème SIM le 28 juillet 1916.






Emblème de l'Escadrille des Cigognes



Il est ensuite dirigé vers le 3ème groupe d’aviation puis l’Escadrille des Cigognes du 2ème groupe d’aviation dans laquelle il est mécanicien jusqu’à la fin de la guerre.


Il réintègre une SIM, la 7ème section, le 1er janvier 1919 puis il est envoyé en congé illimité de démobilisation.


Désigné pour être mis à disposition de la 11ème section de Chemin de Fer de Campagne le 12 décembre 1921, il passe ensuite dans la réserve du 7ème RTA le 12 juillet 1924. Passé par changement de domicile dans la subdivision de Romans le 30 janvier 1925, il est affecté dans les réserves du 31ème régiment de Tirailleurs Nord Africains, en 1925.


Malgré une invalidité due à un emphysème, mais inférieure à 10% et sans signes de bronchite, il passe au recrutement de Valence le 1er mai 1932 et il est affecté au CM d’Infanterie n°144 (Comité de maintien de l’Ordre).


Appelé comme réserviste, le 2 septembre 1939, il est classé en affectation spéciale au titre du tableau 3 de la 14ème région comme industriel et chef d’entreprise à Valence. Il est renvoyé dans ses foyers le 31 octobre 1939.








Il rejoint la résistance à l’âge de 48 ans. Il devient par la suite le chef departemental du mouvement France d'abord.


Arrêté par la milice puis livré à la Gestapo, il est prisonnier à Montluc jusqu’à la libération de la prison par les résistants.






Le journal des FTP







Arrêté successivement le 12 juin 1943, le 25 août 1943 puis le 20 juin 1944, il est libéré le 24 août 1944. Le grade attribué par la commission nationale en vue de la liquidation de ses droits est celui de commandant. Titulaire de la carte de combattant volontaire de la résistance n° 015687.






La prison de Montluc, Lyon







Julien Combes est cité à l’ordre du régiment, le 31 décembre 1947 par le ministre des Forces Armées : « Chef départemental de « France d’abord » dans la Drôme, il a pris une part considérable à l’organisation de la résistance dans ce département ; il fut arrêté deux fois par la milice et emprisonné en juin 1944. Il fut à nouveau arrêté par la Gestapo et enfermé à Montluc jusqu’à la libération de la ville ».


Cité à l’ordre de la division le 1er octobre 1948, par décision du Ministre des Forces Armées : « Chef départemental du mouvement de résistance « France d’abord » par son activité, son sens de l’organisation et son dévouement, il était parmi les plus ardents soldats sans uniforme ; arrêté par deux fois par les Italiens en 1943, il fut à nouveau arrêté le 20 juin 1944 par la milice qui le remet à la Gestapo. Enfermé à la prison de Montluc, il fut libéré le 24 août 1944 à la libération de Lyon. Ayant cependant abandonné toute activité professionnelle, il refuse tout dédommagement ».


Son dossier militaire donne son signalement : « cheveux châtain, yeux bleus et taille 1.66 m, front vertical et grand ».


Sa profession après la 1ère guerre mondiale figure également dans son dossier militaire ; « Ingénieur en chef et directeur de l’atelier de fabrication de Valence ».


De nombreuses décorations et citations sont à son actif : Croix du Combattant Volontaire 39-45 , Chevalier de la légion d’honneur le 14 juin 1951, Croix de Guerre avec étoiles d’argent, Médaille de la Victoire et Médaille de la Commémoration.


On suit la trace de cet d’homme d’exception jusqu’en 1951 mais il reste néanmoins probable qu’il ait repris sa vie à Valence, comme chef d’entreprise.


La quête continue et il n’est pas impossible que les archives nous livrent d’autres secrets…




mercredi 14 décembre 2016

23andMe : Bretons et Druzes, une origine commune?

Les résultats de mon test 23andMe sont arrivés après 6 semaines d'attente et je suis heureuse d'avoir été génotypée ! Plus européenne que française ce melting-pot européen saupoudré de 0.1% d'ancêtres asiatiques me convient bien et prouve si besoin était que l’Europe n'est qu'une longue suite de migrations et de brassages, sans oublier l'homme moderne venu d'Afrique il y a 80 000 ans pour s'hybrider à l'homme de Néandertal. Il me reste d'ailleurs 2.8% d'ADN  néandertalien !

1 ) Mon haplogroupe adn mitochondrial de la lignée matrilinéaire (lignée maternelle - transmission de l'adn mitochondrial maternel de génération en génération depuis l'ancêtre commun) est K1a1 :

Les haplogroupes maternels sont des familles de types d'ADN mitochondrial qui remontent à une seule mutation à un endroit et à un temps spécifique. En examinant la distribution géographique des types d'ADNmt, nous apprenons comment nos ancêtres ont migré dans le monde entier.

Haplogroup: K, un sous-groupe de R
Âge: 35 000 ans
Région: Proche-Orient, Europe, Asie Centrale, Afrique du Nord
Exemples de populations: Ashkenazi, Druze, Kurdes.
Une branche de l'haplogroupe K attache environ 1,7 million de juifs ashkénazes vivant aujourd'hui à un seul ancêtre maternel.
K1a1: en Europe centrale et du sud-est. On le retrouve chez environ 5% des Français. Plus fréquent en Bretagne avec près de 16 %. Donc peut être une ancêtre venue d'Europe Centrale ou du Proche Orient et qui aurait migré jusqu'en Bretagne ?

2 ) Les résultats des 2 côtés (lignée paternelle et maternelle) :

Ancestry Composition vous indique quel pourcentage de votre ADN provient de chacune des 31 populations du monde entier. Cette analyse comprend l'ADN que vous avez reçu de tous vos ancêtres récents, des deux côtés de votre famille. Les résultats reflètent où vos ancêtres ont vécu avant les migrations généralisées des derniers siècles.

99.7% European

26.9% French & German

18.7% British & Irish

30.8% Broadly Northwestern European

 5.8% Iberian

1.6% Italian

1.0% Sardinian

0.5% Balkan

7.3% Broadly Southern European

7.1% Broadly European

0.1% East Asian & Native American

 0.1% Japanese

< 0.1% Broadly East Asian

< 0.1% Broadly East Asian & Native American

0.1% Unassigned

100% Nathalie Rodet Viala

La généalogie génétique ouvre d'autres perspectives de recherche et permet également de retrouver des cousins proches ou éloignés, dont l'adn a été analysé. Je retrouve ainsi de nombreux cousins dans les pays anglo saxons ( 23andMe est bien implanté chez eux), au Liban, en Israël, en Europe centrale et en Russie.

Un deuxième test effectué chez ftdna m'apporte la confirmation de mon haplogroupe k1a1 et le précise puisqu'il s'agit de k1a1c, un haplogroupe peu fréquent en France, un peu plus en Bretagne, de l'ordre de 16% et plus fréquemment rencontré chez les Druzes du Liban ou d'Israël, ce qui confirme la migration très ancienne à partir du Proche Orient vers la Bretagne et le Finistère. Mes ancêtres se sont ils arrêtés en Bretagne ou au Danemark avec un retour vers la Grande puis la Petite Bretagne, via les invasions Jutes vers le Royaume Uni puis celles des Anglo-Irlandais vers la Petite Bretagne? Six cousins au Danemark, Angleterre et Etats Unis qui matchent à 100% avec mon adn maternel mitochondrial HVR1 suggère une grand mère commune qui vivait quelque part au Danemark, Royaume Uni ou Bretagne au 8ème siècle de notre ère. L'honorable Tugdual Congar, mon ancêtre le plus éloigné retrouvé à ce jour et qui vivait à Pédernec au 16ème siècle venait peut être d'Irlande comme son patronyme pourrait le suggérer...



Haïku, un jour